Ca y est lundi 7 février 2011, le jour tant attendu est arrivé. Apres, 4 heures de train pour Quimper Paris et une demi heure de Bus pour Orly, je rejoins Fred et Xav non sans avoir une petite pensée émue pour JP, notre maestro de ce voyage qui a du malheureusement annulé à la dernière minute pour soucis majeur.

L’attente est longue à l’aéroport étant tous arrivés un peu en avance, mais ce n’est rien a coté de l’attente une fois dans l’avion, 9 heures de vol à passer ! Sans dormir pour moi, n’y arrivant pas assis dans ce siège d’avion.

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Après avoir lu quelques magazines et surtout regardé l’avancement de l’avion sur le petit écran du siège pendant 9 heures,  nous voilà arrivés à Cayenne.

Ouverture de la porte de l’avion, on sort, et là on nous avait pas menti, l’atmosphère est lourde et humide et contraste avec l’air aseptisé de l’avion ! On a l’impression d’être dans un Jardiland au rayon serre avec les brumisateurs par 30° de chaleur dehors ! Dominique, l’un de nos guides avec son frère François vient nous récupérer pour nous ramener chez  lui à la tombée de la nuit. François, son frangin nous accueille également, on s’installe dans notre maison sur pilotis et attendons impatiemment le lendemain !

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Une soirée sympa, entre 2 verres de punch, d’histoire du pays et des poissons Guyanais, d’album photo des guides ! La semaine promet d’être sympa !

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Le lendemain, levé aux aurores, une bonne heure de route, au gré des voitures épaves des brésiliens jonchant les bords de route, nous  attend avant d’arriver au lac de Petit saut, gigantissisme lac de barrage mis en eau en 1994, anéantissant le paysage à son amont immédiat sur au moins 80 km de linéaire de cours d’eau. Le voyage en pirogue made in Brazil de 11 m est long et surtout humide, 4 heures de navigation seront nécessaire pour atteindre le carbet flottant, véritable plate forme 3 étoiles de la jungle, où il fait bon de s’y retrouver le soir pour siroter un ti punch de Féfé après une journée a se faire rincer !

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Le site est grandiose, on en prend tout simplement plein la vue, plein les oreilles ! La végétation équatoriale est d’une productivité incroyable en volume et en diversité, la faune quant à elle est omniprésente et tous les jours vont de leurs petites surprises !

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Maintenant place à la pêche ! Je ne vais pas vous raconter en détails cette semaine de pêche à l’Aimara jour par jour, car ce serait long de se rappeler de tout, mais donner une impression globale de ce qui est ressorti de cette semaine de pêche à la recherche de ce fabuleux prédateur qu’est l’aïmara.

Le poisson :

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Il peut être partout, c’est un poisson ubiquiste sur la Synamarri, la rivière que nous pêcherons, c'est-à-dire qu’il occupe des  postes bien différents au niveau de l’habitat rencontré sur le fleuve. Il a une robe variable en fonction de là où on le pêche. C’est un prédateur surpuissant par rapport à sa taille ! Très agressif à la dentition plus qu’impressionnante !  Il peut atteindre jusqu’à 40 kilos, mais les spécimens capturés à la ligne sur cette rivière montent jusqu’à 17 kilos. Les gros occupant des postes différents, et étant aussi beaucoup moins nombreux et très difficile à sortir ! Ce poisson aura évolué pendant la semaine à des endroits différents, dans les sauts bien sur (rapides) où il a toujours été présent,  mais les pluies fortes y auront rendus la pêche difficile.

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Il était aussi bien présent sur les bordures, selon les jours, soit uniquement dans les bois mort, soit aussi dans les criques et le long des herbiers quand il y avait beaucoup d’activités des petits poissons sur ces secteurs. On a d’ailleurs beaucoup vu d’aimaras  rejoindre le lit de la rivière le long du carbet au petit matin, sortant de la crique où on était installé.

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Xav en a même intercepté un au spinner ! La nuit, ils allaient dégommer des petits poissons en activités dans les criques. Il apparaît donc que c’est un poisson très mobile se déplaçant en fonction des variations hydrologiques de la rivière et surtout des disponibilités en nourriture.
En combat, c’est une brute épaisse au style bien particulier, ya que un aimara pour faire çà !

La pêche dans des sauts :

Comme on a dit, ce fish adore cet habitat, dans ces rapides surpuissants, notamment pendant notre séjour méga humide ! En fait, il se poste comme n’importe quel poisson prédateur de forts courants. La comparaison avec la truite est  donc tout indiquée. Sauf que au lieu de balancer une nymphe ou une teigne ! On va lancer un méga poper bien balaise, un gros stiks, un maxi spinner, histoire d’éveiller dans son agressivité dans ce milieu au bruit assourdissant.
L’attaque est en général directe au premier passage si le lancer est bon ! Il est rare qu’il re-attaque un lure qu’il aurait raté, ou alors c’est un autre fish, ou alors il faut attendre un peu !
Le combat dans ce milieu est d’une violence extrême. On aura enregistré cependant aucune casse sur ces postes pendant le séjour par contre moult décrochés quand on bridait comme des bûcherons canadiens pour éviter de les perdre trop en aval dans les rapides

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Deux des bigs fishs du séjour auront été faits dans les sauts, un 13 kilos pour Xav au spinner et un  de plus de  10 kilo pour Fred au popper ! Amateur de sensations fortes par l’accès au poste, la violence des combats, ça vous plaira ! Les sauts restent une valeur sûre pour toucher du poissons quand ces derniers deviennent durs en dérive.

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La pêche en dérive :

Adorant la pêche rapide en bateau style crank spinner, je dois dire que j’ai adoré cette pêche. Par contre le temps très pluvieux, ayant fait méga monté les eaux, nous a obligé à pratiquer du meta speed power fishing ! Ca allait vite !
Ici , on peut employer pas mal de catégorie de lures, tant que les eaux avait pas monté le shad en texan a fonctionné (RT 7 pouces ecogear), mais après avec les eaux chocolat, il fallait du flashy et du très volumineux, ou très bruyant, du coup spinner avec RT 6’ en trailer, ou méga gros prop bait ou stick bait et popper, voir lipless sur certaines coulés ou jerk...
Ici en surface les attaques sont d’une violence extrême, on n’a plus le bruit des sauts en fond et l’eau est lisse. Par contre il faut être hyper précis, tombé a ras de la bordure et pas dans les branches. Le lure est péchant en général uniquement sur le premier mètre récupéré.  Les premières attaques enregistrées ont été littéralement terrifiantes. Au shad, le plus gros m’a démoli le dos à la touche, c’est plus lui qui ma  ferré que l’inverse !!  Il faut cependant pêché frein quasi à fond pour sortir d’entrée de jeu le poisson des branchages, même si François et Dominique arrivent a faire çà très bien :-) Du coup le combat est très brutal aussi, une fois le poisson sorti du merdier, je penses que un frein un peu plus mou n’aurait pas été une mauvaise idée car je perds un paquet de poissons comme çà, notamment sur chandelles, en se décrochant. Les copains pareils !

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Le séjour :

De manière général, la pêche a été dure, dû a une forte montée des eaux. En effet, quasi toute la semaine, on l’a passé sous la pluie, la saison des pluies était un peu en avance. Je n’ais jamais été aussi rincé de ma vie ! En 6 jours de pêche, on enregistra je penses 100 touches facile, avec  37 aimaras de sortis. On a vu je pense pas mal de facette de la pêche de ce fish, touché tous un poisson de plus de 10 kilos et vu des attaques de malades mentals ! Bref contrat accompli.

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Pour les acoupas, un autre poisson , trop d’eau dans les tuyaux de la synamarri rendant sa pêche au shad un peu comme au sandre plus qu’incertaine.  On a rien vu de ce coté là ! Par contre, niveau autre fish, on sait régalé !  CF Round 2 : Baby tarpon et poissons Guest ! à venir….

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Pour une première expérience de guidage, je dois dire je suis bluffé par le professionnalisme de nos guides, organisés dans les moindres détails pour le plus grand plaisir de toute l’équipe. Il ont fait pour nous un boulot hors du commun, et connaissent la rivière, sa faune, sa flore et le comportement des aimaras comme leur poche pour permettre à chaque groupe de tirer son épingle du jeu. En plus de çà, ce sont des gens adorables avec qui on a passé de formidables moments, que ce soit à la pêche, dans la galère des pluies torrentielles, à l’apéro…. Bref que du bon. Voilà d’ailleurs leur site pour plus d’infos => http://amazonie-peche.com/ Je les remercie infiniment pour leur accueil et l’organisation de ce séjour.
La vie sur le carbet est nickel, c’est quand même le plus de ce séjour, être roots mais avoir un minimum de confort pour rester en forme et bien récupérer de ces journées de pêche. En effet, faire la semaine que l’on a passé en bivouac in the jungle, je crois que çà serait méga dur, il pousserait des champignons sur nous même !

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Enfin bref, une expérience que je ne suis pas prêt d’oublier, je penses d’ores et déjà au prochain voyage en compagnie des frangins THOR pour aller redégommer ces brutasses à écailles dans ce cadre somptueux avec je l’espère moins d’eau ! )
Report à suivre : Round 2 : Baby tarpon et poissons Guest ! Il reste des choses à raconter ! héhé